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HISTOIRE DE LA CORSE

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HISTOIRE DE LA CORSE Empty HISTOIRE DE LA CORSE

Message  aladin Dim 11 Avr - 14:20

Ecrit par JUDAS le BACHTIAIS en l'AN 2010 Very Happy
dans une crise d'indépendance


Pasquale Paoli
Fils cadet de Hyacinthe Paoli - ancien général de la Nation, chef de la deuxième des quatre insurrections qui ont marqué la Révolution Corse - Pascal Paoli est né à la Stretta, un hameau de Morosaglia, le 6 avril 1725.
Exilé à Naples en 1739, Hyacinthe entraîne avec lui son fils Pascal qui reçoit là une solide instruction ainsi qu'une formation intellectuelle puisant, semble-t-il, aussi bien aux sources de la culture classique qu'aux théories modernes, celles notamment des philosophes français. Sa culture d’honnête homme lui permettant en effet de parler et lire à peu près couramment l'anglais et le français, il s'intéresse très tôt aux doctrines étrangères tout en manifestant un faible pour la politique, sous son aspect le plus clairvoyant et le plus désintéressé.

Cette tendance comme son attachement à la Corse qu'il a quittée à quatorze ans le rendent, alors qu'il fait carrière militaire en Italie, très attentif aux affaires de son île dont il est tenu informé par son frère Clément et quelques amis .

Ce sont eux qui, à la mort du Général Gaffori nommé Chef Suprême des Corses, assassiné alors que son gouvernement révolutionnaire contrôle une grande partie de l'île, pressent Pascal Paoli de rejoindre son pays pour se porter candidat à la magistrature suprême.

Sans doute déjà mûr pour une telle décision, âgé de trente ans, le jeune officier débarque sur le sol de son pays natal en Avril 1755 où il est élu le 13 Juillet 1755 - contre son adversaire Marius Matra - Général en Chef (Capu Generale) par la Consulte de Saint Antoine de la Casabianca qui l'investit de la mission d'une guerre décisive contre Gênes.

Il gouvernera la Corse pendant 14 ans.

Pour s'imposer autrement que par son élection qui n'a pas fait l'unanimité et parce que tel est son idéal, Pascal Paoli s'attache à réaliser mieux que ses prédécesseurs l'unité morale et politique de la Nation.

Après avoir vaincu une insurrection fomentée par Matra, et, en divers points de l'île, de vives résistances faites de sympathies tantôt génoises tantôt françaises ou simplement d'hostilité envers un homme venant de l'exterieur, fervent partisan d'une démocratie dont tous n'ont pas d'emblée saisi le sens, Pascal Paoli réussira enfin à prendre effectivement la tête de son pays .

Fixant la capitale à Corte, il y fait voter une Constitution affirmant la souveraineté de la Nation Corse ainsi que la séparation des pouvoirs, fait frapper monnaie, dote la justice de tribunaux réguliers, crée une armée et s'efforce de doter le pays d'une petite flotte.

Sur le plan économique, il encourage le développement de l'agriculture, fait assécher les marais et stimule le commerce mais le blocus des villes maritimes dont il n'a pu chasser les génois en empêche l'épanouissement. Afin de créer des échanges nouveaux et contrebalancer le pouvoir de Calvi, place forte génoise, il fonde l'Ile Rousse.

Désireux d'aider la nation corse à s'affirmer, il organise l'école primaire et fonde une Université à Corte.

Cependant, Gênes qui, en 1764 est encore présente mais à bout de ressources dans les principales villes côtières qu'elle a fondée, devant l'impossibilité de traiter avec Pascal Paoli, demande aide à la France. Celle-ci essaye de négocier avec le Babbu (père) de la jeune nation mais n'obtient de lui que la réaffirmation de sa volonté d'indépendance et dans le pire des cas, conscient de la nécessité d'une politique extérieure, l'acceptation d'un protectorat.

Les négociations entre la République de Gênes et la France de Louis XV aboutiront finalement le 15 Mai 1768 au Traité de Versailles.

Ainsi, qu'elle ait été vendue ou donnée en gage d'une dette, la jeune nation corse se voit traitée en objet et lors de la Consulte du 22 mai 1768 se prononce pour la résistance armée.

Pascal Paoli combat pendant un an contre son nouvel adversaire, un des plus puissants maîtres d'Europe, mais il est vaincu au cours de la bataille de Ponte Nuovo le 8 mai 1769 .

Après quelques tentatives de résistance, Pascal Paoli est contraint de s'exiler et s'embarque le 13 juin sur un vaisseau anglais.

Invité par le roi, l'Angleterre l’accueille avec tous les honneurs dus à celui que l'on considère en Europe comme un véritable homme d'état assorti de l'étoffe d'un héros.

En effet, la révolution des Corses menée par Pascal Paoli, qualifiée par certains de titanesque face aux Génois et alors que la Corse est, jusque là, un petit morceau de terre inconnu de tous, suscite et rassemble depuis quelques années les sympathies des opinions publiques et des intellectuels européens, au point de créer un véritable mythe paolien, au sens grec du terme .

Outre la renommée établie par Jean Jacques Rousseau, James Boswell ou encore Voltaire, ce sont, en Europe, livres, gazettes, correspondances privées, essais qui abondent en éloges, et ce sont diplomates, hommes d'affaires ou historiens qui témoignent leur admiration et leur estime envers celui que le grand Frédéric qualifie de :

généreux protecteur et défenseur de sa patrie, ce grand homme dont l'estime et la vénération publiques ont déjà rendu le nom immortel.

Alors que la Bastille vient de rentrer pour toujours dans l'Histoire et 21 ans après avoir quitté son île, Pascal Poli voit son exil à Londres prendre fin avec l'amnistie envers les corses expatriés proposée par Mirabeau en 1789.

Passant par Paris en avril 1790 où il est reçu par Louis XVI, loué par Robespierre et acclamé par le peuple, il débarque en Corse qui, devenue département français, connaît comme d'autres provinces la fermentation croissante des partisans de la Révolution et de ses adversaires.

Pascal Paoli est élu Commandant en Chef des Gardes Nationales et Président du Directoire Départemental .
Mais après un si long exil, loin des réalités insulaires, dans une période de mutations en cascade, Pascal Paoli n'est plus maître de l'île.
Alors que les divisions s'accentuent, avec le soutien du Comte Pozzo di Borgo, il croit sage pour sauver la Corse et lui permettre un gouvernement à part de la séparer de la France afin de lui assurer de la part d'un autre Etat - de préférence une grande puissante maritime aux institutions plus libérales que celles de la France - un système de protectorat .

Dès l'année 1792, prenant ses distances avec les partisans corses de la Révolution, il est traduit par Lucien Bonaparte comme contre-révolutionnaire devant la Convention et déchu de son commandement.

Proclamé Généralissime par ses partisans en 1793, il réussit à prendre le contrôle de la plus grande partie de l'île et rédige un acte d'accusation contre la Convention, ce qui l'amènera à être déclaré traître à la République et mis hors la loi.

Tandis que troupes françaises et troupes paolistes s'affrontent, le Père de la Nation Corse sollicite l'appui de l'Angleterre qui, avec l'escadre de Nelson, brise la résistance à Bastia, Saint-Florent et Calvi.

La Constitution d'un royaume anglo-corse naît le 15 juin 1794 avec à sa tête, non pas comme il l'escomptait Pascal Paoli, mais le vice-roi anglais ...Sir Gilbert Elliot.

Cette union ne durera que deux ans. Des troubles naissent en Castagniccia et prennent une telle vigueur que Pascal Paoli est sur la demande d'Elliot rappelé à Londres.

Ainsi, en octobre 1795, Pascal Paoli reprend le chemin de l'exil.

Son île qu'il n'avait jamais cessé de rêver libre, sera réoccupée sans heurt par les troupes françaises en octobre 1796 .,

Après avoir vécu 47 ans d'exil, Pascal Paoli meurt à Londres le 5 Février 1807 et est inhumé au cimetière de St-Pancrace.


JUDAS a écrit:Pontè Novu Sad




La Corse était dominée par la République de Gênes depuis 1284. En 1729, broyé par les injustices et les vexations le peuple corse se souleva contre cette république devenue tyrannique à son égard. Il en découlera une révolution ininterrompue 40 années durant. En 1755, Pasquale Paoli, en Solon des Temps Modernes, en économiste visionnaire et avisé, mais aussi en législateur éclairé, avait tenté de redonner sa splendeur passée au peuple corse en bâtissant pour lui une République indépendante et démocratique dans laquelle il aurait pu s'épanouir et vivre libre. En préambule, la Constitution corse (la première Constitution démocratique du Monde moderne) décrète que le peuple corse est légitimement maître de lui-même. Le 15 mai 1768, par le traité de Versailles,Gênes vendait la Corse et son peuple à Louis XV, roi de France de droit divin qui ignorait la signification des mots suffrage universel, séparation des pouvoirs et démocratie. De cette vente odieuse, Pasquale Paoli déclarera : "Siamo stati venduti come un branco di pecore" ("Nous avons été vendus comme un troupeau de moutons"). La guerre entre la Corse et la France est alors inévitable ! En août 1768 un premier corps expéditionnaire français tente de s'emparer de l'île. Et en octobre, après de durs combats, près d'un village nommé U Borgu, l'armée corse écrasera l'armée française. La France n'en restera pas là, et en 1769 elle constitue et dirige vers la Corse un corps expéditionnaire de 50 000 hommes (c'est-à-dire près d'un tiers du total de son armée). L'armée corse ne compte dans ses rangs que 12 000 hommes. La lutte sera inégale ! Le combat final aura lieu le 8 mai à Ponte Novu, un pont sous lequel passe les eaux du Golo et dont les flots seront rougis du sang des morts corses et français.
Voltaire, dans Le Siècle de Louis XIV (1751)[1], écrit, admiratif, à l'occasion de ce combat :
« L'arme principale des Corses était leur courage. Ce courage fut si grand que dans un de ces combats, vers une rivière nommée Golo, ils se firent un rempart de leurs morts pour avoir le temps de recharger derrière eux avant de faire une retraite nécessaire ; leurs blessés se mêlèrent parmi les morts pour affermir le rempart. On trouve partout de la valeur, mais on ne voit de telles actions que chez les peuples libres. »
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Message  bienvenou Mer 12 Jan - 15:17

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U caffè di a mossa, point de ralliement des Lumiacci.Publié le samedi 08 janvier 2011 à 07H13
À la table, les macagne fusent et les habitués ne rateraient le rendez-vous pour rien au monde. Depuis 1987, U caffè est l'adresse privilégiée des habitants de Lumio.

GHJILORMU PADOVANI
Il est 11 h 30. Les habitués traînent un peu sur la terrasse. Il faut dire que la journée est radieuse alors chacun profite du soleil qui se faisait rare dernièrement. Et d'un petit verre. Le lieu est incontournable à Lumio et son enseigne en bois est bien connue.

U caffè di mossa continue à regrouper quelques âmes l'hiver.
Et ces dernières ne rateraient le rendez-vous pour rien au monde. «


Sans le bar, le village est mort. On devrait le payer pour qu'il reste ouvert, cela se fait bien ailleurs ! », lance Laurent. Sur la place autrefois on comptait trois bars. Aujourd'hui, seul U caffè di a mossa subsiste. C'est que depuis 1987, la famille Ruggieri-Lomellini se bat pour tenir le rideau levé. « Mes parents l'ont créé en 1987 et nous l'ont laissé en 2006. Alors pour maintenir ce qu'ils ont construit, pour le village, on tient bon avec mon mari », assure Denise, la propriétaire.

« Hè l'anima di u paese ! »

Car ce n'est pas toujours facile, surtout l'hiver. « Nous pourrions fermer certains jours », souligne-t-elle. Mais Ghjacumu, Laurent et les autres ne l'entendent pas de cette oreille. «
Où irait-on alors ? », s'exclament-ils. Pas question pour eux de faire une croix sur leur lieu de rencontre favori. Le matin, les Lumiacci passent boire un café. C'est aussi le point de chute des chasseurs comme en témoignent les nombreuses photos où chacun exhibe fièrement ses trophées. On échange, discute. Et surtout, on prend des nouvelles
. « Si vous voulez savoir quelque chose sur le village, c'est ici qu'il faut être. Alors on écoute quelques puttachji, glisse Ghjacumu avec malice. Hè cumu una scola, hè l'anima di u paese (C'est comme une école, le bar est l'âme du village). »

En fin d'après-midi, c'est l'apéritif, « è ghjuchemu à carte ! (et nous jouons aux cartes !) », ajoute-t-il. Ne pas oublier de taper le sacro saint carton. L'été, l'activité est tout autre. Les touristes et les Lumiacci d'origine de retour au village font un détour par le bar. Les soirées s'enchaînent et la belle terrasse qui donne sur la plaine de Calenzana et la baie de Calvi se remplit.

Il y a le snack aussi que Denise et son mari ont ouvert cet été. « Nous avons dû réduire la superficie du bar et avons installé une belle cuisine toute équipée », explique-t-elle. Un atout supplémentaire non négligeable. Janvier et février sont les mois les plus difficiles. Mais il ne faut pas attendre que U caffè di a mossa mette la clé sous la porte. Les Lumiacci l'assurent : « Nous en avons besoin et il n'est pas prêt de disparaître.
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Message  JUDAS Mer 12 Jan - 16:30

Paoli est mon idole Laughing

JUDAS

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Message  bienvenou Mer 12 Jan - 19:54

JUDAS a écrit:Paoli est mon idole Laughing

tu devrais habiter bastia

il a une avenue paoli la bas

mon hotel à l'arrivée etait ds cette avenue cheers

BASTIA - u corsu Paoli e u
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Message  aladin Sam 24 Déc - 13:18

HISTOIRE DE LA CORSE Poli6974


Les nationalistes mettent le nez dans la gestion des collectivités locales



José Filippi, 59 ans, ex directeur du Parc Naturel Régional de Corse, directeur territorial à la ville d'Ajaccio (dont il porta les gros dossiers dans les années 80 et 90 : Palais Fesch, port de plaisance Charles Ornano, etc.), formateur au GRETA de Corse, membre de l'Exécutif d'Inseme per a Corsica, est la personne ressource en matière de gestion des collectivités locales et des finances publiques au sein du mouvementdont Gilles Simeoni est le porte parole. Entretien.



On connaît votre fibre nationaliste, on vous sait aussi conseiller municipal de l'opposition à Corte, en revanche on vous imaginait loin des partis.
Cela s'est fait tout naturellement. En fait, j'ai répondu, avec un réel enthousiasme, à la sollicitation de plusieurs amis et responsables de mouvements nationalistes qui me proposaient de participer à la structuration d'Inseme per a Corsica. Je l'ai donc fait tout naturellement parce que ces gens ont toute mon estime et ma confiance, Je n'aurais pas pu franchir le pas si tel n'avait pas été le cas.

Il fallait aussi que l'offre politique soit de nature à vous décider !
C'est justement ce qui fait l'originalité d'Inseme qui m'a convaincu.

En quelques mots, c'est quoi cette « originalité » ?
C'est d'abord l'idée de rassembler sur un projet. Ce qui est fondamental dans la mesure où, à mon sens, c'est la seule manière de rassembler, dans le monde politique, au-delà de son camp. C'est en tout cas la plus noble et la plus pertinente des manières de fédérer puisque le dénominateur commun est la logique de projets.

Cependant, vous dites, Gilles Simeoni et vous, qu' « il faut faire gagner l'ensemble de la société corse et pas seulement les nationalistes ». Question : votre « logique de projet » attire-t-elle des gens qui ne sont pas forcément à prendre une carte chez vous ?
Justement, pour faire simple, notre idée conductrice, c'est le passage du « nationalisme » au « national », car nous avons la conviction que la plupart des idées, portées et défendues hier par les nationalistes sont aujourd'hui partagées par une grande majorité de Corses et qu'il est nécessaire de fédérer le plus largement possible autour de ces idées sur la base d'un projet.

Si je vous suis, au-delà de l'élan démocratique, l'idéal serait d'attirer des personnalités qui ont une expertise dans un domaine clé.
C'est le cas. Nos commissions de travail thématique ont produit de fortes contributions cette année, notamment dans le domaine du foncier, de l'agriculture, de l'environnement, grâce à la collaboration d'experts qui ne sont pas encartés chez nous. Certaines de ces propositions ont d'ailleurs atterri dans l'hémicycle de l'Assemblée de Corse via Femu a Corsica dont nous sommes partie prenante ainsi que le PNC et A Chjama.

J'imagine que dans la construction de votre projet vous tenez compte de la dimension des finances publiques et du management des collectivités locales...
Si l'on devait trouver un point positif à la crise financière et économique qui nous frappe c'est qu'aujourd'hui tout le monde parle de finances publiques, de budgets et de rigueur.

A ce propos, n'y a-t-il pas, dans l'esprit de certains, confusion rigueur et austérité ?
L'austérité qui nous guette, est pour moi la conséquence directe du manque de rigueur dans la gestion des finances publiques, imputable évidemment à celles et ceux qui ont la charge de l'élaboration et de l'exécution des budgets publics. La notion de rigueur est pour moi consubstantielle à la gestion des finances publiques.

Nombreux sont les élus locaux, toutes tendances confondues, qui commencent à laisser entendre qu'une augmentation de la pression fiscale locale est inévitable du fait des gels des dotations de l'Etat. Qu'en pense le praticien que vous êtes ?
Il est certain que le gel des dotations de l'Etat d'une part et d'autre part la suppression de la taxe professionnelle remplacée par la Contribution Economique Territoriale (CET) impacteront plus ou moins, selon les régions, le bloc communal (communes et intercommunalités). Il faut mettre les sommes évoquées en perspective. En effet, cet impact est selon moi marginal car les véritables difficultés que rencontrent les collectivités locales de Corse résultent dans la plupart des cas, d'une absence totale de stratégies financières et de visions prospectives. A ce sujet je veux faire la différence entre, d'un coté, ces maires et responsables d'intercommunalités qui pratiquent la rigueur depuis toujours et qui sont confrontés à de réels problèmes de ressources financières, face à des charges réelles et croissantes, et d'un autre coté, les responsables de collectivités plus importantes qui pilotent sans tableau de bord et causent des dégâts considérables au pouvoir d'achat des ménages.

Soyez plus précis.
Si l'on prend les dix dernières années, plusieurs communes importantes ont bénéficié d'un effet de base important.

Expliquez-nous ce qui vous parait simple.
Le produit de la fiscalité que perçoit une collectivité est la résultante de l'application d'un taux (qui est fixé par cette collectivité) à un montant qui représente la valeur locative de l'ensemble des biens immobiliers du territoire concerné. C'est la base. L'augmentation de cette base (elle procède, pour être précis, de l'accroissement du parc immobilier, de l'augmentation de la valeur locative et du travail des services fiscaux) a permis une augmentation moyenne du produit fiscal entre 2002 et 2010 de + 34 à + 45 % selon les communes. Sur la même période le produit de la dotation de l'Etat a évolué de + 14 %.

Donc, que peut-on reprocher à ces collectivités ?
Les impôts locaux ne constituent pas la seule ressource de la section de fonctionnement d'un budget qui, par ailleurs, bénéficie des dotations de l'Etat, mais aussi de la perception des produits des domaines (droits d'utilisation du domaine public, essentiellement). Il faut préciser aussi que le développement des services publics locaux (transports, eau potable, assainissement, enlèvement et traitement des ordures ménagères, stationnement, etc.) fait que le contribuable est devenu aussi usager et client. Il faut donc apprécier, en matière de fonctionnement, l'ensemble des produits encaissés par les collectivités. Et là, on s'aperçoit que les collectivités importantes de Corse ont une autonomie financière respectable. C'est-à-dire qu'elles n'ont qu'une dépendance relative aux dotations d'Etat (33% en moyenne). Voilà pourquoi j'affirme que le gel des dotations de l'Etat, bien que dommageable, n'explique pas tout. En revanche, le problème des collectivités en Corse se trouve dans l'importance des charges structurelles de leur budget.

Là encore, développez.
Ces charges structurelles représentent les frais de personnel, les participations obligatoires à divers organismes publics et le paiement des intérêts de la dette (le capital étant payé par la section investissement). Or, on s'aperçoit que ce ratio est extrêmement important car, pour nombre de collectivités en Corse, il dépasse les 70%. Cela veut dire que lorsqu'une de ces collectivités règle ces trois chapitres budgétaires cités, il ne reste très peu de choses pour le fonctionnement de ses services et pour l'investissement.

Quelles sont les conséquences à moyen et long terme ?
La conséquence immédiate c'est que structurellement les collectivités locales ne génèrent plus une épargne suffisante pour pouvoir investir et ont de plus en plus recours à l'emprunt. En soi le recours à l'emprunt n'est pas une mauvaise chose, il est même nécessaire car il permet à une collectivité qui a de faibles ressources de réaliser rapidement un équipement public indispensable et d'échelonner ses remboursements. Ce qui est préjudiciable c'est la difficulté que peut rencontrer la collectivité à rembourser l'ensemble de l'encours de dette. Ceci, tout en respectant les règles strictes d'équilibre budgétaire (le remboursement du capital de la dette ne peut être couvert que par les ressources autres que l'emprunt, ce sont des ressources appelées « définitives » de la section de l'investissement, on pourrait dire que ce sont les ressources propres à cette section du budget).

Pourtant certaines collectivités ont de l'épargne. Toutes ne sont pas à mettre au même rang. Comment l'expliquez-vous ?
J'irai plus loin que vous. Si l'on observe l'évolution des marges de manoeuvre financières des collectivités en Corse, on s'aperçoit que depuis 2001 bon nombre de collectivités ont utilisé divers moyens pour dégager de l'épargne. L'augmentation de la fiscalité en est un mais la renégociation de la dette en est un autre qui a permis par son réétalement dans le temps (moyennant un surcoût supporté par le budget) d'alléger considérablement les charges de fonctionnement en générant ainsi de l'épargne. De ce fait, de l'épargne a été effectivement dégagée. Mais en réalité cette épargne n'a pas forcément servi à financer l'investissement. Elle a été au fil des ans absorbée par des charges de fonctionnement croissantes dont les frais de personnel constituent une part non négligeable. Précisons tout de même que, sous la pression des institutions bancaires et par naïveté (« euphémisme...), certains décideurs appâtés par l'effet d'aubaine de la période de bonification, ont exposés les collectivités aux risques des emprunts structurés, appelés « ?emprunts toxiques », en allant chercher une indexation des taux en dehors de la zone Euro. Dans le contexte économique et financier actuel cet épisode est loin d'être terminé.

Tout le monde s'interroge sur les effets de ces prêts toxiques. Est- ce si terrible ?
Une forte baisse de l'Euro par rapport au Franc suisse, voire son effondrement, serait catastrophique pour nous au-delà de 2013. Au-delà de 2013 car, entre 2010 et 2013, les banques, elles-mêmes fortement exposées, nous ont accordé une courte période de répit (les fameux « produits de pente », autrement dit on joue sur la baisse des taux).

Quelles sont les collectivités de Corse qui sont concernées ?
La CTC, la ville d'Ajaccio, la ville de Calvi, les hôpitaux, le département de Haute-Corse et dans une moindre mesure la ville de Bastia.

Revenons à cette pratique qui fait qu'on utilise l'épargne pour financer le fonctionnement. Ce n'est pas raisonnable. Mais est-ce légal ?
Ce n'est pas illégal. Mais ce n'est franchement pas moral. Par exemple, il faut savoir que pour une ville moyenne la part des frais de personnel représente environ 50% des dépenses réelles de fonctionnement. Or, en Corse, ce taux atteint 65% dans certains cas, voire plus. Nous savons aussi que le seuil d'alerte se situe à 57%. Certains élus qualifient, cyniquement, le clientélisme d' « amortisseur social ». Cela peut prêter à sourire, mais il faut quand même rappeler que la politique de l'emploi relève des compétences de l'Etat et non des collectivités locales. Mêmes si ces dernières y participent par la création de nouveaux services publics, mais vous vous doutez bien qu'ils ne vont pas recruter à Pôle Emploi.

Vous donnez raison à l'Etat qui dénonce la politique désinvolte des collectivités locales.
De ce point de vue, on ne peut pas donner entièrement tort à l'Etat car, s'il est vrai que les collectivités ont en charge la réalisation d'équipements lourds et indispensables, il est aussi vrai que dans bien des cas les dérapages en termes de délais d'exécution, de dépassement de marché et de manque d'anticipation sur les coûts associés au fonctionnement de ces équipements, impactent considérablement les budgets locaux.

La réponse de l'Etat semble être l'intercommunalité.
Je serai catégorique sur ce point : l'intercommunalité est une excellente chose, car elle permet à plusieurs de réaliser ce que chacun dans son coin a du mal à faire. Mais entre la théorie et la pratique il y a loin. Un des principes de l'intercommunalité, dont la réforme en cours semble marquer le pas, réside dans la mise en commun de moyens et aussi dans la mutualisation des services. L'objectif étant de répartir l'effort. Ce que l'on constate aujourd'hui, après vingt ans de pratique, c'est que les intercommunalités à fiscalité propre (communautés de communes, d'agglomérations, etc.) dont l'objet principal est le développement économique pour un territoire pertinent, sont ni plus ni moins, pour bon nombre d'entre elles, restées au stade des anciens SIVOM qui ne traitent que des problèmes liées à l'eau et à l'assainissement, à l'enlèvement et au traitement des ordures et aux transports. Ce n'est pas la propagande et la communication outrancière qui pourront masquer cette réalité. L'intercommunalité est donc aujourd'hui un échec sur son objet principal. En revanche, elle participe à une violente et inéquitable augmentation de la pression fiscale. Plus encore, elle est devenue un espace où la démocratie recule, car les administrés ne participent pas aux décisions prises par des délégués. On assiste, d'une certaine manière, à l'émanation d'un nouveau suffrage censitaire qui crée une catégorie de décideurs que sont ces délégués. C'est une des raisons qui expliquent l'accroissement exponentiel de la pression fiscale, car les décisions prises par ces délégués sont de nature à inciter la structure intercommunale à augmenter les taxes et les redevances et le prix des services, lui permettant ainsi d'obtenir plus de dotations de la part de l'Etat du fait de l'amélioration du coefficient d'intégration fiscale qui mesure le niveau d'intégration fiscale de la collectivité. Autrement dit : Aide-toi, le ciel t'aidera.

Quelle est votre solution ?
Une des mesures à prendre rapidement c'est de réformer notre façon de gérer les collectivités locales en mettant en place une nouvelle gouvernance qui sera fondée non pas sur la culture des moyens mais essentiellement sur la culture du résultat et de l'évaluation permanente des politiques publiques. Il faut repenser l'action publique, cela suppose l'adaptation des structures et des actions, et nous situer dans l'anticipation.

C'est la pratique de l'Etat aujourd'hui...
Effectivement, c'est ce que fait l'Etat depuis 2001 à travers la LOLF (Loi Organique relative aux Lois de Finances) et il conviendrait de nous en inspirer. Cependant pour la Corse nos propositions iront bien au-delà, car elles seront fondées sur plus de justice fiscale et plus de transparence et de démocratie au sein des institutions.

En conclusion ?
La nouvelle gouvernance territoriale de la Corse sera, un des thèmes majeurs de notre campagne.




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Message  aladin Sam 28 Jan - 16:08

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Pierre Sinibaldi, premier Corse à avoir porté le maillot de l’équipe de France, est décédé
Football · 01-2012 · Décès


Pierre Sinibaldi, grand attaquant du Stade de Reims de l’après-guerre, ancien entraîneur d’Anderlecht, avec qui il a remporté 4 titres de Belgique, est décédé mardi soir dans sa 87e année, à Toulon où il résidait.
Diminué par des problèmes pulmonaires, il a rejoint dans un autre monde son frère Noël, attaquant, (champion de France 1949) au Sporting Club Victor Hugo de Marseille, disparu il y a quelques années.
Mercredi soir, avant la rencontre FC Barcelone-Réal de Madrid au Nou Camp, un hommage avec un portrait en noir et blanc et une musique de circonstance, lui a été rendu.


http://www.corsenetinfos.fr/2012/01/26/pierre-sinibaldi-premier-corse-à-avoir-porté-le-maillot-de-l-équipe-de-france-est-décédé/
Pierre Sinibaldi qui devait fêter ses 88 ans le 28 février prochain était originaire de Montemaggiore, en Balagne.
Redoutable buteur du stade de Reims où il a joué aux côtés de son frère Paul, gardien de but, Pierre Sinibaldi a été le premier corse à porter le maillot de l’équipe de France. C’était le 19 mai 1946 (France-Angleterre, 2-1),
Avec Paul dans les buts et Pierre en attaque, le stade de Reims a écrit quelques-unes des plus belles pages de sa noble histoire. Pierre a été le premier grand buteur du Stade de Reims d'après-guerre, avant les Appel, Bliard, Justo Fontaine et autres.
Pierre, comme ses deux frères Paul (gardien de but, champion de France 1949, 1953 et 1955, coupe de France 1950, coupe latine 1953) et Noël (attaquant, champion de France 1949) au Sporting Club Victor Hugo de Marseille.
En 1942, il a rejoint l'AS Troyes-Savinienne, avant d’être enrôlé en novembre 1944 par le Stade de Reims. Rapidement il s’impose est devient le joueur fétiche des supporters. Il est sacré meilleur buteur ex-aequo avec le lillois Bihel, en marquant 30 des 70 buts du stade de Reims. En 1946 il est vice-champion de France et meilleur buteur avec 33 buts. En 1947, il marque encore 25 buts durant le championnat. L’année suivante, Paul, Noël et Pierre évoluent sous le même maillot rémois et remportent ensemble leur premier titre de champion de France. Du jamais vu !
Il remporte également la Coupe de France en 1950.
Comme on peut le constater, Pierre a souvent fait trembler les buts du stade Auguste-Delaune.
Pierre a poursuivi sa carrière au FC Nantes (1953-1954), puis à l'Olympique lyonnais (1954-1955), avant de terminer sa carrière en 2e division au Perpignan FC (1956).
Entraîneur d'Anderlecht
Après avoir raccroché les crampons, Pierre Sinibaldi est resté dans le monde du football et a effectué une brillante carrière d’entraîneur. Celle-ci débuta à Perpignan.
Ambitieux, Pierre Sinibaldi est rapidement passé au dessus en devant l’entraîneur de l’équipe belge d’Anderlecht qui, à l'époque, faisait partie des "grands" d'Europe. Avec le Royal Sporting club, il remporte quatre fois le titre de champion. Il est aussi finaliste en 1970 de la coupe des villes de foire, l’ancêtre de la coupe de l’UEFA.
Son passage à Anderlecht est rsté gravé dans la mémoire des joueurs qui ont eu la chance de le connaître, des supporters et des dirigeants.
A noter aussi la victoire contre l'équipe de France A de Just Fontaine en 1967, à la tête d'une sélection de joueurs de Corse. Ce fut pour lui une grande fierté.
En cette douloureuse circonstance, Corse Net Infos, présente à sa famille et à toutes les personnes que ce deuil afflige, ses sincères condoléances.

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Message  bienvenou Jeu 8 Mar - 14:48

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Message  JUDAS Jeu 8 Mar - 17:59

bienvenou a écrit:HISTOIRE DE LA CORSE Edito778

Bof !! Je l'ai lu rabbit

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Message  bienvenou Jeu 8 Mar - 19:08

JUDAS a écrit:
bienvenou a écrit:HISTOIRE DE LA CORSE Edito778

Bof !! Je l'ai lu rabbit

j'ai cherché a voir s'il te citait ds le livre mais j'ai pas pu voir l'article
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Message  JUDAS Jeu 8 Mar - 19:40

bienvenou a écrit:
JUDAS a écrit:
bienvenou a écrit:HISTOIRE DE LA CORSE Edito778

Bof !! Je l'ai lu rabbit

j'ai cherché a voir s'il te citait ds le livre mais j'ai pas pu voir l'article

Impossible que tu m'y retrouve Laughing j'ai déclaré au journaliste m’appelai Élie de Marseille Idea

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Message  bienvenou Jeu 8 Mar - 19:49

JUDAS a écrit:
bienvenou a écrit:
JUDAS a écrit:
bienvenou a écrit:HISTOIRE DE LA CORSE Edito778

Bof !! Je l'ai lu rabbit

j'ai cherché a voir s'il te citait ds le livre mais j'ai pas pu voir l'article

Impossible que tu m'y retrouve Laughing j'ai déclaré au journaliste m’appelai Élie de Marseille Idea

il pourra pas me trouvé pirat
à marseille je m'appele bienvenou de marseille
et à albi c'est elie d'albi
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Message  JUDAS Jeu 8 Mar - 20:01

bienvenou a écrit:
JUDAS a écrit:
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bienvenou a écrit:HISTOIRE DE LA CORSE Edito778

Bof !! Je l'ai lu rabbit

j'ai cherché a voir s'il te citait ds le livre mais j'ai pas pu voir l'article

Impossible que tu m'y retrouve Laughing j'ai déclaré au journaliste m’appelai Élie de Marseille Idea

il pourra pas me trouvé pirat
à marseille je m'appele bienvenou de marseille
et à albi c'est elie d'albi
T’inquiète pas ils vont te retrouver Laughing J'ai tout balancer cheers

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Message  bienvenou Jeu 8 Mar - 20:32

JUDAS a écrit:
bienvenou a écrit:
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bienvenou a écrit:HISTOIRE DE LA CORSE Edito778

Bof !! Je l'ai lu rabbit

j'ai cherché a voir s'il te citait ds le livre mais j'ai pas pu voir l'article

Impossible que tu m'y retrouve Laughing j'ai déclaré au journaliste m’appelai Élie de Marseille Idea

il pourra pas me trouvé pirat
à marseille je m'appele bienvenou de marseille
et à albi c'est elie d'albi
T’inquiète pas ils vont te retrouver Laughing J'ai tout balancer cheers

de toute façon je suis
1 ruiné et
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